..Vallisnéria........

on est partout chez soi quand on porte tout en soi ETTY

jeudi 2 juillet 2009

Vallis, par l' Éronaute

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jeudi 25 juin 2009

gourmande

Anthropophage ? oh mon Dieu non ! Que deviendrais je dis moi, si un jour je te mangeais ? Que me resterait il à déguster pour les autres fois ? Mais je sais bien, va, pourquoi tu me dis ça ! parce que je te mange, je te mange des yeux ! la saveur de toi me revient en bouche avant même que je te touche, et de te regarder, j’en salive déjà ! Je rêve de ton nectar, chaud, impétueux, saccadé, j‘en rêve avant même d‘avoir commencé ! c’est bien ça que tu vois dans mes yeux, n’est-ce pas ? juste avant que je m’agenouille à tes pieds pour rendre à mains jointes un culte à ta virilité ! la bouche grande ouverte, et ma langue, douce, agile, fouineuse, tellement gourmande de toi !! gourmande à t’incendier de sa caresse mouillée, à t’ondoyer les couilles, oh je les adore ! je les goûte à petits coups de langue précis, juste assez inquiétants pour t’électriser de picotements délicieux .. tu le sens, dis ? cet endroit en toi obscur et privé, tu sens comme il vibre sous la visite consciencieuse de ma langue taquine ? et mes lèvres folles de toi, tu les vois envelopper ton mât d’une suavité qui va te rendre marteau ? regarde comme elles te déplissent ! elles te déploient, elles te gobent et t’aspirent, tu vois comme il se dresse ? et sur mes épaules tes doigts se crispent, oh mon Dieu que j’aime ça ! que j’aime te prendre au brûlant au trempé de ma bouche et te faire perdre pied ! et que t’enfonces tes ongles que tu me fasses des marques, des marques qui disent qu’on t’a jamais fait ça, ce genre de truc qui rend fou, que j’ai ouvert en toi toutes les barrières, tous les barrages, que tu veux que je t’emporte que je t’affole que t’en peux plus, eh bien dis le !! supplie, vas y !! dis le "bouffe avale suce prends tout !! les deux couilles et la pine ensemble, bouffe tout, anthropophage !"

2e

Vallis, étourdie par la chanson de ThOMas

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lundi 22 juin 2009

Vallis au Bois Dormant

Eh bien qu’est-ce qu’elle fait Vallis depuis quelques temps ? C’est pas possible, elle s’est endormie ! Elle nous a oubliés !!

Vous oublier ? Oh mon Dieu non ! comment pourrais je vous oublier, vous qui depuis que j’ai commencé à blog-trotter m’avez tant donné, tant apporté !! vous qui depuis des mois et des mois m’offrez votre oreille attentive, vos commentaires bienveillants, la générosité de vos mots et votre chaleur humaine !

Oui, car c’est bien vous, vous qui êtes derrière votre écran là, c’est bien grâce à vous, à la confiance que vous me témoignez, à moi le vilain petit canard si souvent inquiet et malmené, que mon écriture se déploie comme une belle meringue tiède, gonflante et dorée sous la chaleur de votre amitié ! grâce à vous encore qu’à l’unisson du votre je laisse battre mon cœur, cœur qui, il faut bien le reconnaître, n’a pas fini de me jouer des tours ! mon Dieu .. savez-vous que le 21 juin ne sera plus jamais pour moi seulement le premier jour de l’été ou celui de la Fête de la Musique ? savez-vous que depuis quelques jours, mon petit cœur n'en peut plus de manquer de s’envoler à chaque instant ? et les belles émotions qui me font gonfler comme un ballon à l’hélium, arriverais je à les partager ?

PICT9997r

je ne sais pas encore, c’est trop fort c’est trop fou c’est trop tout !! vous comprenez ?

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vendredi 12 juin 2009

miss him

bb

il me manque... mon Dieu qu'il me manque ! tellement envie de le voir, de le toucher, de le lécher..tellement envie qu'il me serre contre lui et qu'il m'embrasse ! oh mon Dieu faut pas que je pense à ses baisers.. comment ai-je pu fabriquer une telle réserve de manque de lui ?

Vous, quand il ou elle vous manque, vous faites quoi ?

samedi 6 juin 2009

j'ai tout mon temps

barcialmicollo_chimere_erotique

Je rêve de quelque chose qui n’arrivera jamais.

Je me réveille au petit matin et tu es avec moi dans mon lit.

Tu es allongé, tu dors, et si je m’approche légèrement je peux sentir la brise tiède de ta respiration. Ton souffle régulier, calme, confiant. Je te regarde comme ça un long moment, je te regarde jusqu’à ce que je sois gavée. Gavée de toi, jamais assez. Puis je me mets à te caresser, tout doucement. Tes lèvres peut être, tes joues sûrement. Je remonte jusqu’à ton oreille, j’en éprouve le velours, très doucement. Puis je m’arrête sur cette petite place de peau nue, si suave, au creux de ton cou, cette petite place qui me fait perdre la tête quand j’y pose ma bouche. Et je continue mon chemin tranquillement, balayant de lappements chauds et saccadés la tiédeur de ta peau, 11avant de revenir t’embrasser avec impudicité. Alors seulement tu te réveilles, mais si brûlante est la fièvre que ma langue te fait que tu te laisses boire comme un nourrisson comblé. Ma salive coule sur ton menton, mes lèvres te taquinent de suçons désordonnés. Tu fais semblant de respirer calmement avec tes yeux fermés. Tu t’appliques, je le vois, tu t’appliques à faire ton "détaché" mais ta pomme d’Adam te trahit : tu déglutis avec difficulté. Et mes deux mains t’étreignent d‘un ruban de caresses fabuleusement douces, elles redessinent ton grand corps, elles l’explorent sans hâte parce qu’elles ont tout leur temps. Elles se promènent sur tes épaules d‘abord, puis dans le petit creux moite de tes aisselles. Elles glissent, chaudes et veloutées, symétriquement de tes clavicules jusqu’à tes hanches, secondées par ma bouche qui lisse telle une étole légère les poils sur ton torse et sur ton ventre. Mon Dieu ton ventre ! comme elles aiment s’y attarder ! alors elles s’alanguissent là, sur le duvet gonflé de ton petit bedon, elles remontent sur ton torse, sur ton cou, et redescendent tranquillement, enveloppantes, veloutées, elles encerclent ta taille, se glissent sous tes reins, elles te façonnent, te re-créent, tels les doigts du sculpteur modelant son œuvre d’art. Alors tu t’abandonnes, lénifié, dans une béatitude délicieuse à ton long corps blessé..

Et puis je pose ma joue, là.

Contre ton rameau dressé.

J’ai tout mon temps.

photos Chimère Érotique

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dimanche 31 mai 2009

Sade

flamme

Il n’y a pas de bruit dans le logement quand je rentre, si bien que je m’y crois seule. Je suis vraiment vidée ! la journée a été particulièrement pénible et je n’aspire qu’à une chose, disparaitre.. dans l’eau crémeuse de la baignoire.

Je commence par mettre un disque de Sade que j’aime beaucoup, et l’espace se remplit de musique. Dans la salle de bains, j’allume les bougies au néroli. Les astroemerias commencent à se faner dans leur vase.

L’eau libérée par les robinets coule à grands flots, j’y verse du lait de vanille, et puis je ferme les yeux pour me laisser porter par toutes ces odeurs mélangées. Les fragrances me tournent la tête à la perfection, elles restent pour moi la chose la plus sensuelle du monde. Demandez à mon ventre.

Quand j’étais petite, j’enfouissais mon nez dans les oreillers, pour retrouver l’odeur de ma petite sœur. Maintenant, l’exercice se propage aux vêtements de mon amant dans lesquels je m’enroule, aux draps que je renifle après l’amour ..le désir, la sueur, les peaux qui se frottent sentent si bon ! Les odeurs sont bien plus bavardes qu’une photo !!!!

Le miroir me renvoie l’image d’une femme alanguie qui commence à se déshabiller lentement. En quelques mouvements, le chemisier glisse jusqu’au sol dans un murmure soyeux, puis la jupe et le slip le rejoignent, inanimés.

29598159_pLa femme regarde son corps, ce corps qui l’accompagne depuis une cinquantaine d’années, ce corps qui frissonne, qui dit que la musique l’engourdit et le rend aussi souple qu’un peuplier agité par une brise nonchalante,

cette femme qui pousse un long soupir insatisfait, les paupières closes, les mains fermées sur sa poitrine,

elle ondule voluptueusement des hanches, un souffle tiède lui fait rouvrir les yeux et simultanément elle te voit tout nu derrière elle et sent tes mains sur les globes de ses fesses,

depuis quand es-tu là ? Cela importe peu,

les senteurs et la musique l’ont mise dans un désir inimaginable, des perles glissent le long de ses jambes,

tu la places contre toi, tes mains l’enserrent, progressent lentement, se referment sur ses seins et dans cette étrange position, portée, elle se glisse avec toi jusqu’au tapis duveteux posé sur le sol,

coupl 

elle te tourne le dos, agenouillée au milieu de toi, ton bâton de chair caressant la raie de ses fesses,

elle te tourne le dos, les ongles enfoncés dans tes cuisses, son désir éparpillé entre ses jambes en perles brûlantes,

des perles fines qui coulent sur ta peau, la rendent luisante,

son désir lui fait pousser de longs cris muets

et pourtant elle résiste

elle résiste à la pénétration,

tant impossible lui semble qu’un tel membre puisse se loger là,

mais tes doigts la caressent, très doucement, tes doigts poussent sur ses chairs, s’immiscent dans sa toute petite bouche, pendant que ton autre main presse délicatement son petit bourgeon dressé comme un aveu,

elle n’en peut plus, elle respire avec peine, tant est violent le trouble que tes mains lui font,

mais au lieu de se révolter, elle lâche prise, seconde après seconde, elle lâche prise, s’ouvrant de plus en plus, s’amollissant, ivre, la tête renversée, son ambroisie délicate coule sur toi,

et quand elle ne peut plus lutter, écartelée,

elle se soulève

pour que tu la plantes sur ta tige

tout doucement

elle pousse un cri, un long cri qui résonne du plus profond de son ventre dévasté par son désir vorace et insatiable,

et lentement, tu entres en elle,

par paliers successifs, lui arrachant à chaque fois un gémissement plaintif,

ses cuisses sont parcourues de tremblements incontrôlables,

le désir qu’elle a de toi est lanscinant,

tu t’enfouis en elle, lentement, profondément,

tu t’enfouis en elle, elle ne veut pas que tu t’arrêtes, jamais, jamais,

et juste quand tu es complètement en elle, elle prend tes couilles veloutées entre ses mains,

un étrange petit sanglot lui échappe,

un sanglot primitif,

et elle jouit avant toi,

comme à chaque fois..

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vendredi 29 mai 2009

ce blog a un an

Ce blog a un an !

Esmeralda111

c'est un exploit !!!! :-)

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jeudi 28 mai 2009

perplexe

E2u8l2baRjl60x9dFIuJJBKao1_500On avait passé deux trois soirées ensemble. C’était donc, on va dire, une histoire naissante. J’aimais ses yeux verts, le fait qu’il était très grand et que je me sentais protégée lorsqu’il refermait les bras sur moi. Mais ce que j’aimais par-dessus tout, c’était ses mots. Des mots doux des mots forts des mots sexes des mots ensorceleurs des mots qui me tenaient plus sûrement que ses mains. Il me les murmurait au téléphone, à longueur de nuits (vu qu’il bossait la nuit c’était pratique pour lui) (moi par contre je travaillais le jour et je vous dis pas dans quel état zombi j’étais) .. il me glissait des mots bien hard au creux de l’oreille en me pelotant dans sa voiture, PICT9268monceauil chuchotait des mots de miel contre mon cou au moment où on se séparait dans le métro avant que je rentre chez moi.

Un jour, on devait se retrouver chez un copain à lui, copain que j’avais déjà rencontré une fois et qui n’avait pas été long à me dire que je lui plaisais terriblement, mais qu’il ne touchait pas aux "femmes des copains". Nous devions donc nous retrouver tous les trois pour une soirée "sympa", chacun amènerait quelque chose pour participer au repas.

Le jour même, mon amant me prévint qu’une autre personne était conviée : son ex (je devrais plutôt dire : son ex maîtresse, car mon amant était marié). Ex que j’avais déjà croisée et que je haïssais copieusement. Je la haïssais d’abord parce que c’était son ex, ensuite parce que c’était une ex qui était tout le temps là, et enfin parce que c’était une véritable bombe. Elle avait une chevelure de feu, un peu comme les cheveux de Volcane, mais encore plus longs. Une rousse superbe.. en plus de ça, comme si c’était pas suffisant, elle se pavanait avec des seins magnifiques. Exprès pour me narguer, c’est clair ! Elle portait des robes moulantes à ras des fesses. Je faisais pas le poids avec mes jupes classiques au milieu des cuisses. Et pas qu’avec mes jupes d’ailleurs ..

Bref. Cette délicieuse créature était invitée. Ouahaah super !! me suis-je dit en ayant l’impression qu’un liquide glacé était en train de me congeler les seins.

Comme vous le savez déjà je suis une petite chose fragile.

Faut que je vous précise qu’en plus à cette époque j’étais une petite chose fragile qui ne disait rien. Je sais que ça risque de vous paraître bizarre, mais bon. J‘étais comme ça.

Nous voilà mon amant et moi, au bas de l’immeuble du copain. On a quoi, trois quatre étages à monter ? brusquement, il me plaque contre le mur, se colle à moi, bon ça arrivait souvent donc jme méfie pas. Et me glisse à l’oreille que ça va être super chouette, mes petits seins dans les mains de son copain et son ex entre nous deux et lui qui prend des photos (ou l’inverse, je ne sais plus trop, ma bouche s’ouvrait et se fermait comme pour chercher la force qui était en moi)

On va encore dire que je suis excessive : je l’ai planté là et je suis ressortie de l’immeuble à toute allure, avec une espèce de rage qui m’aurait permis de fracasser n’importe quel obstacle qui aurait eu la mauvaise idée de se placer sur mon chemin. Heureusement yen n’a pas eu. J’ai parcouru tout le dix-neuvième (où je me trouvais) à pied jusqu‘à ce que je sois suffisamment calmée pour prendre le train sans donner l’impression aux autres voyageurs que j’allais tuer quelqu’un.

pied

Mais qu’est-ce qui lui prend à la Vallis de nous narrer une histoire aussi glauque ? On se le demande, en effet, car c’est pas du tout de cela dont j’étais venue vous entretenir.

En fait, je voulais vous poser une question, à vous Messieurs qui aimez voir votre compagne dans les bras d’un autre. J’aurais bien voulu savoir ce que vous ressentez. C’est comme ça que j’ai repensé à cet épisode.. mais j’ai comme dans l’idée qu’après avoir lu mon histoire, vous allez vous éclipser sur la pointe des pieds ..

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lundi 25 mai 2009

ailleurs

telIl m’avait proposé un rendez-vous et je lui avais parlé de ce petit café super sympa où j’étais allée une fois, où il y a des tables à l’étage. Au moment de partir, j’avais reçu un coup de fil de ma fille, en larmes, et j’avais pas pu faire autrement que de l’écouter et c’est pour ça que j’étais arrivée avec presque vingt minutes de retard..

Ce qui fait qu’il était déjà là. Depuis son coup de fil j’étais passablement impatiente de venir, vu que c’est à la piscine qu’on s’était croisés et que par conséquent, je me réjouissais de le voir en clair (pour ceusses qui ont zappé, je suis myope de chez myope).

Donc, j’arrive. Ah, je le vois (d’autant mieux que le café est quasi désert). Misère, je n’avais pas remarqué qu’il était si goûteux ..dire que ça fait des semaines que je nage à côté de cette friandise à pattes et que je ne m’en doutais pas ! J’ai envie de le manger, intégral. Je ne me demande même pas si je suis à son goût, parce que je sens que personne n’aura le temps de se poser la question. Je commence par m’excuser de mon retard, il me dit que ce n’est pas grave et me demande comment ça va. Oh mais ça va très bien, ça va même trèstrèsbien. Ça ira encore mieux dès que je serai passée à table ..

Je pose sur la sienne ma main alléchée, histoire de tâter le terrain (si je puis m’exprimer ainsi). Et là, nous avons la surprise, ma main et moi, enfin surtout moi, d’être empressée et pressée de partout par ses bras fermes et possessifs. A-t-il derrière la tête la même idée que moi ? Toujours est-il qu‘en moins de temps qu’il ne m’en faut pour l’écrire je me retrouve à califourchon sur ses genoux. Mon Dieu comme il me serre ! N4Fa7vzXdk2ilgihQMGrwQ7Ko1_400et comme il embrasse bien ! à moins que ce soit moi ? En tout cas je suis dans un désir indescriptible (sauf par onomatopées aquatiques). Pourvu qu’il ait des capotes ! Moi j’ai pas prévu, j’avais pris comme bonne résolution de rester chaste. Il paraît que c’est bon pour le corps de faire la diète de temps en temps. À propos de diète, je me demande ce qui m’a pris de mettre une culotte ?! Je sens son barreau à l’orée de mes cuisses, quand brusquement surgit dans ma mémoire une conversation que j’ai eu avec une amie, et les images qui vont avec, au sujet des escargots qui font l’amour avec une lenteur et une volupté infinies ... ça c’est sûr, si on reste coincés là je vais jouir en salves !! et lui qu’est-ce qu’il fait ? il me chuchote des trucs à l’oreille. Ça doit être du Pakistanais, je n’y comprends rien, j’adore !! Il faufile ses doigts partout. Il va me rendre folle ! Je suis sûre qu’autour de nous on voit des étincelles fuser dans tous les sens. C’est pas possible, il doit être super à l’étroit dans son jean ! et si je le mettais à son aise ? hein ? De toutes façons ya pas un chat. Mes doigts ne mettent pas long feu à se concerter. Les voilà juste en plein sur la zone stratégique. Dingue ! On dirait qu’ils ont fait ça toute leur vie ! Qui-ne-dit-mot-consent se met à haleter. Bon signe ? Ben non, il n’est pas d’accord. Il retrouve ma langue natale pour me dire qu’il vaudrait mieux qu’on aille ailleurs. Il en a de bonnes lui ! Ça urge ! vous connaissez les lois de la navigation, une fois qu’on tient le gouvernail, faut pas le lâcher si on veut pas perdre de la vitesse ! Et le gouvernail, jvais vous dire un truc, d’après ce que je sens il ne demande qu’à gouverner ! Aux grands maux les grands remèdes, je me lève et l’attrapant par la manche je l’attire vers l’endroit où je sais que se trouvent les toilettes. Un petit escalier montant, de plafond bas, attention à la tête. Ben oui je sais ya pas beaucoup de place mais on fait ce qu’on peut. "tu es l’épouse de mon âme" qu’il me dit. Oui. Attends bouge pas, que l’épouse de ton âme te déboutonne ! "tu es le miel de mon coeur". Ouioui, opine-je en m’émerveillant devant la qualité de sa bandaison qui se tend sous mon nez comme un ressort magnifique. "que ta peau est douuuuuuuuce" qu’il se met à chanter. Bon là va vraiment falloir faire quelque chose, sinon je vous dis pas le gâchis, sans compter que je commence à être sérieusement stone avec la quantité de phéromones qui ont profité que je suis une petite chose fragile pour prendre possession des lieux. Dieu soit loué, il se penche pour prendre quelque chose dans sa poche de pantalon, il en déchire doucement l’enveloppe glacée pendant que prise d’un accès de folie je me pends à son cou, l’embrasse à pleine bouche, le pousse sur l'abattant du WC où, à peine chapeauté, N4Fa7vzXdcxdakbrFNM80aDo_500il tombe assis avec un OUMPF quelque peu surpris, et me voilà sur lui, mes seins contre son nez, il m’écarte les fesses à pleines mains pendant que je me le plante en plein ventre, bon Dieu qu’c’est bon !!! Le WC branle sur sa base de porcelaine au rythme de mes chevauchées de folie, et empalée à fond sur ma monture je jouis très vite, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte. J’ai même pas le temps de revenir à la vie qu’il m’attrape par la taille, me soulève et me rasseoit sur son missile toujours bouillant, jusqu’à ce qu’il jouisse à son tour avec un cri sourd.

" ben tu vois " lui dis je avec un sourire malicieux, "on n’avait pas besoin d’aller ailleurs .."

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mardi 19 mai 2009

confession nocturne (fin)

touch1.. une main sur ta cuisse l’invite à en faire autant, alors elle se met à t’effleurer timidement, et lorsque sa main se pose sur toi j’ai très chaud, j’observe la reptation de ses doigts sur ton ventre, sur la fermeture de ton jean, j'ai envie de la gifler à toutes volées, et pourtant je m’approche, hypnotisée, je descends ta fermeture éclair, fais glisser ton jean sur tes chevilles pendant qu’elle t’allège de ton caleçon, et ses doigts, ses doigts fins nacrés saisissent le bout de toi dressé,

ton bout, là

mon Dieu, ton bout dont je connais si bien le goût lorsqu’il glisse sur ma langue ton bout tellement doux tellement bon, il est maintenant entre ses lèvres à elle

dans cette place chaude et mouillée à elle

alors il se passe quelque chose de tout à fait inattendu,

je me mets à caresser sa chevelure ondoyante, et la caressant, je m’agenouille à ses côtés pour sucer ce bout de toi si dur si bon sucré

et le suçant je rencontre sa bouche posée sur toi

Thomassi bien que nous sommes deux bouches à te sucer à te lécher deux langues à s’enlacer autour de ta lance sublime, de la salive chaude coule sur toi, tu viens dans ma bouche puis tu te retires pour aller dans la sienne, chef d’orchestre d’une symphonie que tu rythmes avec tes mains posées sur nos têtes, c’est un plaisir insoupçonné, ambigü, celui de te lécher et de la lécher sur toi .. tu n’as plus le même goût, sculpté que tu es par notre désir double, tu me reviens à chaque fois encore plus gros, encore plus gonflé, excité par la bouche concurrente, quand d’un seul coup ma langue glisse sur son cou, à l’endroit tendre où naissent ses cheveux, et je l’embrasse, je caresse sa nuque avec des gestes doux, mes mains s’égarent, lissent son dos, je la sens ployer, elle trop bien élevée, sans doute, pour crier la bouche pleine ! la voilà qui cambre les reins d’une façon tout à fait obscène, offre ses rondeurs à mes doigts extasiés, mes mains s’insinuent entre ses tendres globes roses qui s'ouvrent pour moi, elle est terriblement bandante,

mes doigts glissent, curieux, intuitifs, découvrant avec délice les pétales de sa fleur, l’écume de son coquillage dont tu connais le goût par cœur,

et plus je l’écarte, plus je la fouille, plus elle se cambre, lâchant d’un seul coup ta colonne avec un cri muet au moment où un flot luisant vient la submerger .. alors, avec une moue que je connais bien tu la retournes, présentes ton rameau têtu à sa fente béante, l’y enfonces d’un seul coup, et je jouis d’un plaisir double, celui de lui en avoir donné et de voir que tu es jaloux, jaloux jusqu’à t’exhiber avec elle qui n’en peut plus d’écarter les cuisses pour avaler ta queue gorgée qui bande à me damner, jaloux jusqu’à m’imposer le spectacle d’elle secouée d’avant en arrière par les spasmes violents que tu lui infliges mais qu’une étrange pudeur retient de me regarder,

c’est pas beau ça Madame de pas regarder les gens en face !

.. et mon corps malgré lui s’ouvre comme il ne s’est jamais ouvert, il veut que tu me prennes, que tu me tiennes ouverte, écartelée, il veut être à sa place il veut être elle, il veut que tu me baises que tu me baises !!!!! tu entends ?

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baises-moi !!!!!

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dimanche 17 mai 2009

confession nocturne

Je la sentais.

Elle, je la sentais, sur ta peau, derrière ton front, entre nous deux, tout le temps. Je la sentais. 

Par moments, cela me faisait une brûlure lancinante à l’intérieur. Alors je fermais les yeux, je respirais doucement, et je partais en apesanteur, jusqu’à ce que la douleur s’arrête. Mais ça ne s’arrêtait pas.

Les yeux fermés, c’était pire : je vous imaginais. Je la voyais te toucher, t’embrasser, et je voyais tes mains sur elle, cela me faisait un mal de chien, un putain de mal de chien ! Alors je me recroquevillais. Je me terrais dans l’image de toi, dans ta présence à elle qui était devenue ton autre vie. Je me mettais à courir, je courais jusqu’à perdre haleine, pour ne pas pleurer, pour ne pas hurler, mais je hurlais quand même, je hurlais longtemps, un cri transparent, inaudible, pris dans le fracas du vent.

Et puis un jour, je suis venue.

Je revois ta gêne lorsque tu as ouvert la porte. Elle, je l’ai aperçue immédiatement, silencieuse, tassée sur le canapé. Elle avait compris. Les femmes ont un sixième sens pour ça. Tu t’étais mis à parler beaucoup, avec de grands gestes et de grands rires. Votre gêne était palpable. J’ai refermé la porte.

J’avais le choix : être furie, et te perdre, pire, te blesser

ou bien être consentante.

Mieux : efficace.

Je t’ai pris par la main, et je me suis approchée d’elle, nonchalamment, je t’ai invité à t’asseoir entre nous deux. Je la regardais. Je regardais sa peau dorée, et toi anéanti à côté d’elle. Elle avait un corps sublime, stupéfiant, un corps libre à portée de toi. La lumière du ciel arrivait du dehors en cataractes de transparence pure, dans des trombes de silence. Tu étais sur le qui-vive, tu ne savais pas si je jouais ni si j’allais mordre, j’aimais ça, ça me donnait un sentiment de puissance qui l’espace d’une seconde a effacé toutes les brûlures des jours précédents. Je me suis penchée vers toi, j’avais tellement envie de t’embrasser, tellement envie, mais j’attendais un geste de sa part, j’attendais je ne sais trop quoi. J‘ai glissé une main sur ta cuisse en l’invitant du regard à en faire autant, alors elle s’est mise à t’effleurer timidement. Les battements de mon cœur faisaient un bruit assourdissant dans ma tête, et lorsque sa main s’est posée sur toi j’ai eu très chaud, j’observais la reptation de ses doigts sur ton genou, sur ta cuisse, sur la fermeture de ton jean. J‘ai eu envie de la griffer, de la gifler à toutes volées, au lieu de ça je me suis approchée hypnotisée le désir aux yeux les narines dilatées par ton odeur troublante, tellement troublante que j’en étais troublée

et j’ai descendu ta fermeture éclair ..

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Ça vous plaît ? Vous voulez la suite ?

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jeudi 14 mai 2009

les yeux bandés

Tu voulais que je ne porte qu’une robe et des bas. Tu me demandes de me laisser bander les yeux, de m’en remettre à toi..

Dans la voiture, pendant que tu conduis, ta main s’égare entre mes cuisses, découvre avec mécontentement le slip que j’ai gardé. J’ai le souffle court, je suis tellement tellement curieuse. Dis moi, où m’emmènes-tu ? ..

Le crissement du gravier m’indique que c’est dans une allée que tu te gares, devant un pavillon isolé précises tu, tu me guides en m’embrassant avec mon foulard noué derrière la tête, un pas un baiser un pas un baiser, jusqu’à une porte que tu ouvres, je l’entends se refermer derrière nous,

.. et là

Elise_yx_bandes

je suis livrée à d’autres mains, ce ne sont pas les tiennes j’en suis certaine, elles me caressent les seins, viennent investir le bas de mon ventre

je sens l’inconnu se glisser derrière moi, me saisir la nuque pour m’obliger à me courber en avant, Thomasje rencontre une table sur laquelle je m’appuie, une des mains de l’homme remonte la robe sur mes reins, l’autre disjoint mes cuisses, roulotte mon slip qui me fend profond, ouvrant sous la caresse cuisante les deux moitiés de mon sexe charnu, largement séparées, qui gonflent sous la seigle des poils, l’homme alors m’agrippe de serres possessives, pétrit la chair tendre de mes fesses rondes, s’enfouit dans le sillon vertigineux séparant la double rotondité que je lui offre, et quand il ressort enfin de moi, je me sens tellement essouflée que j’ai la sensation de tomber ..

Et tu me donnes le coup de grâce,

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tu poses tes mains sur moi, je les reconnais, c’est toi, mon corps extasié a la mémoire de ce qu’il aime, mon corps ne se trompe pas ! Tes mains me ceignent de caresses, me disposent sur le dos, m’écartent les bras, entourent de foulards mes poignets, s’affolent en lissant mes cuisses, les écartent,

et tu viens, mon Dieu, enfin tu viens ! Je te sens me remplir, je te sens me marteler, je sens en moi ta tige dure m’écarteler comme un papillon crucifié, tu me malmènes jusqu’à l’extrême limite de mon élasticité, ouverte, les narines dilatées par ton odeur, je sens tes doigts qui s’enfoncent dans mes chevilles.. alors mes mains, je les sors des foulards pour découvrir mes yeux, parce que je veux te voir te voir te voir, je veux te regarder, te regarder encore, et pendant que je te regarde, tu te penches pour m’embrasser .. un baiser aussi léger et doux qu’était dure ta tige en moi l’instant d‘avant. Un baiser doux suivi de plein de petits baisers lents, assurés, sûrs d’eux, et ton odeur diffuse jusqu’à maintenant m’assaille à pleines narines, ton odeur prend forme, tes baisers me parcourent le visage, re-découvrent, jamais tu ne m’as embrassée comme çà, je garde les yeux ouverts, je touche la peau de ton visage, je suis le contour de tes lèvres avec mes doigts, je me sens dans une bulle, comme shootée, je me grise de ton odeur, je veux que tu m’embrasses, encore encore, je veux ta bouche, la mienne est grande ouverte en attente de la tienne mais on dirait que tu te délectes, sadique ! tu t’approches pour mieux reculer, tu effleures mes lèvres puis t’en éloignes, mes mains épousent l’arrondi de tes épaules pendant que j’enserre ton torse de mes jambes, à quoi joues tu ? Je n’en peux plus ! Viens ! J’aime ton contact, j’aime ton odeur, fais moi goûter ta bouche à la mobilité étonnante !

Nos lèvres se joignent enfin, et j’émets un long murmure de contentement au moment où ta langue s’enroule à la mienne .. je ronronne, mais oui ! je soupire, je mordille, je savoure .. mon Dieu comme c’est bon ! Et je jouis, une jouissance énorme. Les jambes toujours enserrées autour de toi je te culbute sur le côté en repoussant tes épaules. Je te chevauche, dégoulinante de nacre blanche, mon désir est si fort que je suis au bord de jouir encore encore encore , tu écartes l’échancrure de ma robe et sors mes petites mandarines qui te fixent fièrement, tu les palpes, tes doigts écartés sur mon corps de liane, mes petits seins menus au creux de l’île chaude de tes paumes ouvertes, et je te sens croître en moi, démesuré, ça me rend folle ! Et je t’embrasse encore, au bord du menton, je t’embrasse pour trouver la force, la force d’aller plus loin, frotter le bout de mes seins sur ton torse, mon refuge, ma terre aimée, pour que tu me connaisses comme moi je te connais, pour que tu ne m’oublies jamais,

est-ce que tu sens comme je suis tendre à l’intérieur, du velours, fragile et forte à la fois, regarde ta queue coulisser dans ma geôle de soie, comme elle t’embouche et te gobe, comme elle te suce et t’absorbe, regarde comme je me lisse sur toi comme une touffe d’algues chaudes, comme ta bite m’emplit de son velours fondant, appliquée, consciencieuse, autoritaire, comme mon corps se transforme, empli, serein, docile, ondoyé d’être ancré quand c’est toi qui y es, et comme le chant de ta jouissance nous roule et nous recrache ainsi que le ferait une vague géante avec des naufragés sur le bord de la plage !

© Vallisnéria, sur une musique de ThOMas

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Photos © Élise et Marc

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mercredi 13 mai 2009

inexorablement

37263487Ce que tu préférais au début, c’est quand je te suçais. Tu me laissais faire. Chaque fois que j’avais envie. Tout le temps. N’importe où. Partout. T’avais qu’une chose à faire, c’était de bander. Si on était au troquet, je me glissais à côté de toi sur la banquette, on n’arrivait jamais à finir nos verres, mais c’était pas grave, on s’en fichait. Je me collais à toi, je tétais ta langue et je plaquais ma main sur ta queue à travers le jean. Alors là tu savais qu’il fallait faire vite, trouver un endroit, que t’allais pas tenir longtemps avec un bâton pareil. Tu pensais à mes pipes, celles que je t’avais taillées, celle que j’allais te faire. Et tu devenais fou, empressé, terrifié, toi qui toujours faisais semblant de n’avoir peur de rien. Tu t’adossais à un mur, à une porte, un tronc d’arbre. Tu te dézippais à toute allure, ta queue jaillissait comme un ressort. Et c’était l’hymne à la joie. Je gobais d’abord tes couilles, l’une après l’autre, tendrement, voluptueusement. Je léchais la peau hérissée de frissons. Puis le noyau dur au-dedans, gorgé, acidulé, disparaissait entre mes lèvres. Il restait là, bien au chaud entre ma langue et mon palais, jusqu’à ce que doucement, lentement, je le recrache avant de prendre l’autre dans le nid mouillé de ma bouche. Tu lâchais tes épaules, écartais les genoux. Tu te cambrais, tes doigts empoignaient mes cheveux pour me diriger, m’obliger, tu voulais l’asile profond de ma gorge, tu voulais la peupler, la survolter, la suffoquer. Tu me voulais à tes pieds, acharnée à te séduire, dévouée au seul culte de ta queue magnifique. Parfois, tu jetais ton ventre en avant avec de longs râles, d’autres fois, des mots terriblement obscènes franchissaient ta bouche. Tu te mettais à haleter, tuméfié de désir. Et d’un seul coup, tu partais en salves. Enivré jusqu’au vertige, avec la sensation de tomber, de basculer dans un monde de sensations inouïes, tu jouissais, inexorablement.

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jeudi 7 mai 2009

le reflet de la lune sur l'eau

Comment je vais faire sans toi hein ? Qu’est-ce que je vais devenir ? Tu m’avais raconté une fois que tu avais connu une fille, une fille à la peau douce comme jamais t’avais touché, et puis on s’était vus et tu m’avais dit maintenant c’est toi, c’est toi cette fille dont je parle. Je t’avais donné rendez vous au bar de mon hôtel, et on n’avait même pas pu attendre, on s’était assis mais la seule soif que j’avais c’était la soif de toi, une soif indescriptible, j’étais hypnotisée par tes lèvres qui remuaient pour me dire quoi, pas la moindre idée, alors je te l’ai dit, je t’ai dit "207 " et comme tu écarquillais les yeux je t’ai dit "c’est le numéro de ma chambre viens viens viens " et le mouvement qu’on a fait pour se lever, bousculant presque le serveur qui venait sans doute prendre la commande, interloqué mais amusé aussi, ou alors c’était moi, ce sentiment d’élation qui m’avait prise et que je projetais sur tout le monde ? L’ascenceur, mon Dieu, l’ascenceur ma main collée sur ta braguette et ma langue dans ta bouche, et toi qui m’avais empaumé les fesses sans pitié, la course dans le couloir après, je fouillais dans mon sac, j’arrivais pas à ouvrir la porte tellement je m’énervais, de sentir tes mains qui s’étaient glissées sous mon corsage, s’arrondissaient en nid pour épouser le galbe de mes seins que tu pressais, que tu pinçais un peu, tes doigts habiles, démoniaques, s’octroyant des droits qui me bouleversaient, enserrant ma taille, bloquant mes hanches pour me faire sentir ta pine dure comme un bâton dur se frotter sous ma jupe, non non arrête tu vas me faire jouir tu vas me faire jouir et je ne veux pas, pas tout de suite pas déjà arrête ! On entre enfin, tu me colles littéralement contre la porte et moi asservie aux caprices de tes mains magiciennes me voilà toute nue, debout devant toi, haletant comme jamais, me cambrant ondulant suppliant, devançant tes fantaisies, me creusant avec une foi qui confine à l’égarement, bon Dieu mais qu’est-ce que t’attends !!? Et mes doigts qui s’énervent sur ta fermeture éclair, la malmènent et la tirent, tandis que dans la lumière de tes yeux gris il me semble lire un ravissement sans nom, ou est-ce l’épouvante de ne plus pouvoir maîtriser ce que tu as provoqué ? enfin je viens à bout de ton pantalon qui s’envole et le slip avec, je te pousse sur le lit à plat dos dans une ruade qui ne tolère aucun sursis, et moi, oui moi, tu sais celle qui ne pense qu’à te boire à longueur d’heures je ne peux pas, je n’ai pas le temps, je coule comme une fontaine, alors je t’enfourche goulûment, c’est comme une ventouse bouillante qui te gaine et te suce, qui monte et descend, c’est une chevauchée de folie, la chevauchée fantastique ! le lit branle à l’unisson dans des geignements aigus, et je jouis, terriblement, une jouissance énorme empalée à fond sur ta pine gorgée, une jouissance qui me laisse sans voix, sans souffle, sans force, complètement vidée ..

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dimanche 3 mai 2009

sourde

Tes mains tu les plaques sur mes oreilles pendant que dans ma bouche tu engouffres le bel aviron qui t’est venu. Je sens sur ma langue ta peau qui se lisse au fur et à mesure que tu m‘emplis la gorge. Je me délecte de ce gigantesque Carambar doux et sucré, j’ai peur déjà que ma bouche ne soit pas assez grande, lorsque tu me dis ..

- ....

Allons bon. Avec tes grandes mains chaudes sur mes oreilles, j’entends rien ! Je lâche mon nanane à grand peine, me dégageant en même temps de la chaleur de tes mains.

- kess tu dis ?

- je disais que moi aussi je veux te sucer.

- ah ?

- ben oui. Ya pas de raison.

- Bon, écoute, là chui occupée. On reprend cette intéressante conversation après, d’accord ?

C’est vrai, quoi, tout de même. Purée, je n’aime pas être interrompue, après je ne sais plus où j’en suis ! pfff.. ah oui ! ton odeur ... misère .. et mes doigts qui perdent la tête à caresser ton petit bedon et à s’éparpiller sur le lit frisé de tes poils noirs ! regarde !! regarde comme je suis mouillée ! c’est toi qui me mouilles !! allez viens que je te gobe, c’est géant tu sais d’avoir un truc pareil en bouche, hmmmmm j’en ai la chair de poule !!

Suce !! suce, ma langue, suce, petit animal affamé ! Gorge toi de cette anastylose sublime !

et pendant que ma langue se déploie le long de ta mentule,

l’enrobe de son sirop

moi

agenouillée à tes pieds

dans un cri d’une douceur obscure

je me mets à jouir sans pouvoir m’arrêter..

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© photo Bill Tong

au fait, tu me proposais quoi, tout à l'heure ??

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jeudi 30 avril 2009

est-ce que je le vaux bien ?

Une de mes amies me soutient qu’un blog donne une image plutôt précise de son auteur, et que même si celui-ci essaie de "tricher" sur sa personnalité on arrive toujours à s'en apercevoir à un moment ou à un autre.

Et pourtant, on donne une image de soi idéalisée, ou tout au moins, tel qu’on s’imagine soi-même la moins désagréable possible. Enfin, je crois.

Du coup, peut on dire que cette image est précise, puisqu’elle est incomplète ?

Vous qui butinez sur mon blog, vous n’avez affaire qu’à des petits bouts de moi, des photos qui isolent des moments de mon corps, qui en somme ne vous disent rien de définitif sur moi, quand à mes mots, mon Dieu, mes mots ! Que vous disent ils de la "vraie" Vallisnéria ?

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samedi 25 avril 2009

confiance

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Quelle est cette confiance,

sur laquelle tu t'appuies ?

Esaïe 36.4

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vendredi 24 avril 2009

information

J’ai le regret de vous informer que malgré l’immense bonne volonté que vous me connaissez, je n’arrive pas à laisser de commentaires chez les amis qui ont un blog Over-Blog. Soit la fenêtre des comms ne s’ouvre pas… soit elle s’ouvre,

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livrant à mes yeux ébaubis un espace où rien n’est prévu pour écrire.

Finalement, ce désagrément m’apparaît comme un petit signe des limites qu’a la technologie en ce qui concerne la communication entre les uns et les autres, et je me dis que c’est une bonne occasion pour moi d’y réfléchir.

Réfléchir par exemple à cette relation nouvelle induite par ce qu’on appelle globalement "la virtualité", une relation qui n’est ni tout à fait réelle ni tout à fait imaginaire. Dans une relation réelle, j’ai en face de moi un interlocuteur en chair et en os, un être qui est présent, visible, et que je peux même toucher ;-)

Dans une relation imaginaire, j’élabore une image de la personne.

Or, dans la virtualité, c'est ni tout à fait l'un, ni tout à fait l'autre. La virtualité nous invite à penser que l’autre est là, bien réel de l‘autre côté de l‘écran, mais on n‘a aucun moyen de vérifier si l‘image que nous "percevons" est l‘image réelle de la personne. Sans compter qu’inconsciemment je pense qu’on privilégie toujours une certaine image qui correspond à nos attentes, à nos espoirs..

Tout cela pour vous dire quoi ? ben que je suis surprise de découvrir à quel point ce nouveau type de "relations" semble séduire et satisfaire certains hommes (pour les femmes, je ne sais pas) qui avouent éprouver du plaisir simplement comme cela derrière l’écran, et apprécier de n’avoir pas à se compromettre ni à s’investir, chose que confirme ce que j’ai lu sur le blog Rue 69, où un internaute raconte qu’il "ne peut pas toucher, qu’il adore cette frustration, des seins en visio qui l’excitent plus qu’en vrai, la relation reste virtuelle, on peut éteindre l’ordinateur à tout moment il n’y a pas de risque personnel et pour autant c’est très excitant", dit il.

Bien sûr je ne juge pas. Mais je m’étonne de lire que l’on puisse " adorer être frustré " lorsque je sais ce que ça fait de voir quelqu'un pour la première fois, vous savez cette gourmandise qui nous vient de découvrir l’autre, son odeur, la façon qu’il a de battre des cils, de bouger les mains, de placer ses bras, mon Dieu c’est quelque chose d’irremplaçable ça non ? Un cadeau d’une richesse extraordinaire !

À propos de cadeau, ..

je me promenais hier en cet endroit que certains reconnaîtront peut être

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c’est beau, n’est-ce pas ?

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Et là mon Dieu, là…

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je les ai vus, tous les deux

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Est-ce que vous voyez comme leurs corps s’abandonnent l’un à l’autre ? on peut presque sentir la chaleur enchanteresse qu’irradie leur chair à travers les vêtements, on les sent vivre ces corps, palpiter ! et son haleine à elle qui soulève sa poitrine, gonfle son ventre, pour finalement envelopper le cou de son compagnon d’une écharpe tiède et parfumée, endormant toute velléité - si toutefois il en avait encore - de lui résister ! est-ce que vous voyez comme elle a noué ses bras autour de lui, câline, désarmante, est-ce que vous sentez tous les minuscules changements intervenant au cours de cette étreinte, insupportables presque d’intensité et pourtant tangibles, ces petites choses qui vont se cristalliser dans un message plus primitif encore que les mots pour le dire : " j’ai envie de toi "

Ah, mon Dieu décidément non : je n’aime pas la frustration !

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mercredi 22 avril 2009

la Belle Endormie

Chers amis,

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Avec l’arrivée des beaux jours, je me fais de moins en moins présente sur les blogs. Pour me faire pardonner, je vais vous raconter une histoire.

Un jour, j’ai rencontré un homme. Vous savez, ce genre de rencontre qui surgit dans votre vie au moment où vous vous y attendez le moins. Le jour où on s’est rencontrés, on ne s’attendait ni l’un ni l’autre à se retrouver ensemble à cet endroit là à ce moment là. Les cœurs qui battent simultanément à toute volée dès le premier regard. Est-ce que cela vous est déjà arrivé ? C‘est quelque chose d‘inoubliable, même si, lorsque j’y repense, je me demande encore comment ça a pu être aussi rapide (car je tiens à le souligner : je ne suis pas une fille facile !). Plus tard, il m’a avoué que si ce jour là nous ne nous étions pas trouvés là où nous étions (c’est-à-dire entourés de plein de gens) il se serait jeté sur moi direct. (comme c’est bizarre j’avais eu la même idée..) Oui donc, pour en revenir à ce que je disais, au moment de l’histoire avec lui (qui a été brève) (en tout cas bien trop brève pour mon goût) je ne me posais pas énormément de questions, si ce n’est celle de savoir à quelle heure j’allais le retrouver, vu que cet homme, non content d’être à tomber par terre était capable de performances inouïes au lit. C‘est bien simple, j‘en ai jamais retrouvé un pareil.

En plus, c’était un tombeur de chez tombeur. Comment aurait-il pu en être autrement : il était tellement craquant, blond (et pourtant j’aime pas les blonds ! je m’excuse par avance pour tous les blonds qui vont me lire) et des yeux, mamamiaaaaaaaaaaa ! des yeux à tomber par terre, avec le reste. Autant dire que chaque fois qu’on se voyait (plusieurs fois par jour tous les jours de notre trop brève histoire) j’étais dans un état de désir inqualifiable autrement que par des onomatopées comme slurp ou à la rigueur encorencorencore. Lui de son côté usait d’arguments, on va dire un peu plus pénétrants. (les maîtres de taï chi disent que si les hommes n’éjaculaient pas, s’ils gardaient en eux cette sève ô combien vitale et nourrissante ils prolongeraient leur vie, - ben moi je vais vous dire un truc : lui il mourra jeune et ridé)

Mais ce n’est pas de ces banalités dont je veux vous entretenir, mais de la suite, ou plutôt de la fin. Car hélas pour moi, il y eut une fin, un peu trop rapide à mon goût.

Eh oui, parce que petit à petit, je m’étais attachée. J’étais folle de son corps, de sa langue, mon Dieu qu’il embrassait bien ! de son joujou aussi bien sûr, mon nanane, et je m’étais mise à rêver d’encore + .. son souffle tiède dans mon cou, ses bras comme une île chaude, ses grandes jambes pliées emboîtées aux miennes. Je rêvais de douceur, de mièvrerie, de sentimentalité, de compromission. Pourquoi pas ? me disais je, puisqu’on s’est autorisé en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire les partages les plus fous, les abandons les plus spectaculaires, les élans les plus audacieux ? Comme si ... oui, comme si un savoir intime, très ancien, nous reliait déjà au-delà du tangible..

Finalement, l’histoire s’est effilochée, il n’a pas osé ou voulu "rompre", (ce qui lui permettait de me rappeler de temps en temps..)..il voulait qu’on reste " amis" ..

J’adore les hommes qui me demandent ça, " oh bah oui en souvenir du bon vieux temps où on faisait l'amour comme des fous, on va rester amis .."

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vendredi 17 avril 2009

j'aime

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J’aime quand tu me serres dans tes bras
comme pour garder bien au creux bien au chaud
mon petit cœur qui bat
J’aime quand tu me regardes
quand tu me regardes vraiment
c’est le seul moment
où cette impression de solitude bouge
se transmute
en quelque chose de grand
le seul moment où l’avenir devient improbable
totalement réquisitionné par le présent
Regarde comme je suis touchante
avec mon silence accoudé à ton sourire
attendant la réponse à cette question là
de savoir quand, de mon âme
tu t’approcheras ?

Vallis

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