..Vallisnéria........

on est partout chez soi quand on porte tout en soi ETTY

samedi 9 août 2008

goulûe

FAZOU dit que je suis une goulûe. Possible. Mais je mets n’importe qui au défi de me trouver à sucer une peau plus fine que celle qui est au bout de la verge. Mmmmmhhhhm. C’est un pur délice. Pourquoi s’interdire de goûter la vie dans, hm, comment dire, … toutes ses dimensions ?

Mais ce n’est pas la seule chose qui m’ennivre. L’humidité de la nuit sait aussi me tourner la tête quand je sors comme ce soir sans vouloir savoir où mes pas vont me porter. Et j’emmène avec moi les chagrins les contradictions la tristesse les plaisirs la vanité et ma vie. Je marche dans la nuit avec le secret espoir de n’avoir jamais à revenir. Mais je sais déjà que ce soir encore, je rentrerai.

J’ai d’abord croisé deux jeunes gens qui m’ont fait du gringue. J’aurais pu jouer le jeu, çà aurait pu être le point de départ d‘un beau fantasme. Mais ce n’était pas un soir à fantasme. Il pleuvait un peu, ce qui n’est pas pour me déplaire, mais surtout il faisait venteux. Après j’ai vu un chien qui promenait son homme. Et puis encore un homme que je croise souvent au gymnase, pas mal du tout d’ailleurs, (l’homme, pas le gymnase) il fait du tennis, et on a commencé à parler un peu à la clarté d’un lampadaire. A croire que dans ma ville la population nocturne est exclusivement masculine.

Çà fait un bail que j’ai pas fait l’amour en pleine nuit adossée à un arbre.

C’est ce que j’ai fait. Enfin je veux dire, je me suis appuyée à l’arbre pendant qu‘on se parlait. Et d’un seul coup il y a eu un coup de tonnerre. Dans tous les sens du terme, on pourrait dire. Çà m’a obligée à détourner les yeux, ce qui tombait vraiment bien, parce que je commençais à avoir des idées pas catholiques. Faut dire qu’il ne me lâchait pas des yeux. Si encore il était moche. Chauve. Enfin quelque chose comme çà. Purée au lieu de çà il me plaisait vraiment beaucoup.

Ga-ga.

De grosses gouttes de pluie ont commencé à s'écraser au sol avec un bruit mat. J’ai toujours aimé la pluie au point qu’un jour, je me suis déshabillée dessous. (Je vous le déconseille: çà pique, c’est froid, ce qu’on raconte au sujet de ce fantasme est largement surfait) D’y repenser me rend joyeuse, je me mets à rire, nous faisons quelques pas, la pluie nous dégoûline dessus, et je ne sais pas si c’est l’éclairage du lampadaire, mais Ga-Ga me regarde d’une drôle de façon. Ah, ok ! Mes seins sont imprimés sur mon T-shirt à cause de la pluie !!!!!! Bon, ben je crois que je vais rentrer, moi. Il me conseille d’attendre chez lui que les trombes d’eau se calment un peu, il habite à côté, là . Oui, juste là. A côté. J’avoue, j’hésite, ce qui me donne largement le temps d‘être trempée comme une soupe. Et à lui de m’enlacer, misère, allo la Terre ??? Il me demande s’il peut m’embrasser. Je m’abîme dans la contemplation d’un lampadaire. Purée autant que mon regard amortisse un peu le prix que çà nous coûte. Le ciel est déchiré d’éclairs, un peu comme moi on va dire quand Ga-ga soude sa bouche à la mienne. Mon Dieu non s’il vous plaît. Au secours. Heureusement qu’il a glissé sa main sur la peau nue de mon dos pour me rappeler que j‘en avais un, parce que là franchement je suis trop préoccupée par ce que sa langue me fait. Misère de misère. Elle sait faire çà toute seule ???????? Je me mets à trembler, de froid et de chaud tout à la fois. En fait, il faudrait que je récupère un peu mes esprits. Ouhlala. Comment on fait déjà. Inspire expire. Non franchement çà va pas le faire. Et si seulement mon cœur pouvait s’arrêter de battre. De battre aussi vite je veux dire. Un peu moins vite s’il vous plaît. Ga-ga s’écarte et j’en profite pour essayer de retrouver ma respiration. J’étouffe. Et lui qui me regarde, qui me sourit. Il m’attrape par la taille et me serre contre lui, nous nous dirigeons vers une des petites maisons de brique rouge, tout près, là où il habite. A peine la porte refermée, il me retire mes vêtements, il me pousse contre le mur, ses mains glissent sur ma peau un peu collante à cause de la pluie et de la sueur, je suis toujours là à chercher mon souffle, j’ai l’impression d’être dans un rêve de folie, il passe sa main entre mes cuisses et là je me mets à gémir, il descend sa bouche sur mon ventre, il appuie sa tête contre moi, je ne peux plus m’arrêter de trembler, non je n’ai pas froid je t’assure je n’ai pas froid, et tu me lèches, tu enfouis ta bouche dans ma toison douce, tu me renifles…….et je sens ta langue aiguisée comme une torture divine qui s’immisce, s’insinue, je gémis, ma peau est parcourue de frissons incontrôlables. Ta bouche me pénètre de plus en plus profondément et je sens un plaisir incroyable à être ainsi emplie de ta langue. J’appuie ta tête contre moi, mes ongles passent dans tes cheveux, tu me fouilles tellement que j’ai les doigts qui tremblent, les jambes aussi , je me cambre contre tes lèvres lorsque je sens monter un chapelet d’orgasmes qui se répercute contre les murs gris, et je crie… j’ai tellement envie que tu me prennes..je ne suis plus bonne à rien, les cuisses ouvertes, anéanties, je te vois te caresser doucement le sexe en mêlant ta langue à la mienne, ta langue qui a le goût de moi, un goût un peu aigre, et de ta main libre tu sors quelque chose de ta poche, ah. Une capote. Je ferme les yeux pendant que tu l‘enfiles. Et d’un seul coup je sens ton sexe dur contre moi, ton sexe qui cherche l’entrée, doux refuge, trou béant, refuge originel où tu veux te cacher, tu poses d’abord sa petite tête contre l’inondation que tu as provoquée, et mon désir d’être pénétrée monte si fort, si violent, que je te le dis, viens, prends moi, viens, et d’un seul coup tu entres en moi, tu me tiens les fesses tu me soulèves un peu, vite, vite, fort, je t’en prie, fort ! Tes doigts pétrissent ma chair, tu te cognes contre moi, profondément, puissamment, je sens ton sexe qui entre, et sort jusqu’au bout, et entre de nouveau, et sort, de la folie, ton sexe que je mange et que j‘avale, viens, et une dernière fois tu te plantes en moi et tu jouis.

Un bruit assourdissant dans mes oreilles à cause de mon cœur qui bat si fort. Je me laisse glisser le long du mur et je serre mes genoux contre moi. Enfin, je retrouve ma rspiration normale. Je ne sais pas ce que je suis censée faire, je ne sais pas ce qu’on peut se dire. Je ne sais pas si je regrette. Je tremble encore au moment où je me rhabille, un peu maladroitement, le contact des vêtements mouillés est désagréable. Tu souris, tu m’embrasses en caressant ma joue avec ton pouce.

Je te dis au revoir et je sors,

la pluie tombe encore, tout doucement.

Posté par VALLISNERIA à 15:28 - back to the past - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

Y a des soirées comme ça! plus riches que d'autres!
Tu racontes drôlement bien, je m'y croirais..
Bises

Posté par catherine, samedi 9 août 2008 à 16:57

Dis-moi Vallisneria, comment préfères-tu les verges, avec ou sans le prépuce? Certaines trouvent le prépuce sale. On voit souvent des pénis circoncis sur les sites pornos en général.

Le mien n' est pas circoncis.

Merci pour ta douce littérature.
Vivement que je retrouve une femme à caresser, ça me manque trop. Biz

Posté par fred, samedi 9 août 2008 à 18:59

Un merveilleux récit où je me suis plongée
et je me fous si c'est vrai ou inventé
Vous m'avez transporté avec délice
J'ai gardé jusqu'au bout un grand sourire

pour ces sensations.. merci

Posté par Multi-sourires, dimanche 10 août 2008 à 19:45

ce texte m'a beaucoup plu car il débute avec une légèreté et appelle des petits sourires puis la deuxième partie est prenante (si je peux me permettre, sourire) et les sensations font place au sourire.
plein de baisers à toi Vallis
Armandie

Posté par armandie, mardi 12 août 2008 à 10:46

hummm j'adore ton ecriture qui me laisse toute moite(sans pluie) et je repense à une scene d'un vieux emmanuelle(4) peut etre ou elle regarde une superbe femmme faire l'amour sous la puie tropicale....
bises
tania

Posté par tania, dimanche 17 août 2008 à 19:37

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