samedi 30 août 2008
ce moment là
Ya des moments où j’ai envie de me casser le désir, d’arrêter de te considérer comme un pain tout chaud sorti du four, des moments où, toute embarrassée de ma peau, quelque chose en moi se fane, quelque chose s’étiole sous la trace de l’absence de tes baisers,
et dans ces moments là, j’ai besoin de me rassembler,
je marche jusqu’à l’hôtel tout à côté, et sur ce lit que je n’oublierai jamais, je m’allonge
Ce lit comme un tout sans rupture dans lequel me noyer, ce lit immense, ensoleillé, je m’y allonge, comme agenouillée,
là, je ferme les yeux, accueillant par tous les pores de ma peau le soleil inondant la pièce, pendant que le jour s’éparpille en mille petits morceaux,
des morceaux comme un voyage qui me font monter des larmes,
énormes et suspendues
Et quand pétrie de l’odeur du soir je rouvre les yeux, le silence se met à me parler, les sensations ressurgissent, et ces moments là je les laisse défiler tout doucement,
la première qui vient toujours c’est toi avec ton sourire, et puis toutes les autres comme autant d’étoiles au ciel,
le bruit à peine perceptible de ta fermeture Eclair que tu descends avec une lenteur désarmante, ton corps qui glisse sur moi pour venir s’agenouiller juste au dessus de mon visage, oh lala !!!! ton odeur…..ton sexe ouvre ma bouche et tu l’envahis sans merci, comme une respiration il cogne le fond de ma gorge, m’étouffant presque, et je sens une divine pulsation contre mon palais juste avant que tu te vides,
alors
à cet instant précis
je sais qu’il me faudra encore me disputer longtemps à la fureur des vagues avant d’introduire un peu de calme dans le chaos que tu me fais.
Comme une déchirure j’ai encore le goût de toi sur ma langue lorsque tu me retournes sur le ventre et que tu glisses ta main entre mes cuisses trempées. Tu poses d’abord la tête de ton joujou, douce comme du satin, contre cette inondation que tu as provoquée, puis d’un seul coup, tu rentres en moi sans aucune précaution. Tu es au fond de moi, sauvagement, tu me soulèves, tu me baises, vite et fort, tu me possèdes complètement, les vagues d’un plaisir inouï commencent à déferler sur moi les unes après les autres, bien ancré en moi tu t’accroches à mes hanches et je ne sais plus très bien,
est-ce à ce moment là que je me mets à crier ?
Mes yeux se rouvrent sur le bâton de chair de ton ami que je n‘ai pas entendu arriver, il est agenouillé devant moi, et mon plaisir devient bipolaire lorsqu’il l’introduit entre mes mâchoires, et que je le suce comme un bonbon, au rythme saccadé de ton engin d’amour qui me fouille,
je suis au supplice
au supplice de ne pouvoir me servir de mes mains qui s’enfoncent dans les draps à chacun de tes coups de butoir
Comme un râle le souffle de ton ami qui ne pense plus qu’à mes lèvres à ma langue à mes dents
qui est en train de fondre alors que son sexe n’a jamais été aussi dur
Je le fais entrer et sortir de ma bouche tout doucement,
et quand dans une exquise agonie il vient enfin en moi, au même moment ta semence chaude m’envahit toute entière
© Vallisnéria
Commentaires
merci
j'en suis toute humide, et cette histoire à l'hotel, comme mon fantasme ou les yeux bandées,j'attends et entend les deux hommes qui vont me prendre.....
merci encore
bises
tania
Récit alléchant...
Se laisser bercer par la douce musique de votre texte... et laisser nos yeux admirer notre chère Tania.
Je vais revenir souvent le lire...
Bises émues. Zeus.
Vraiment vivant et poétique. Je préfère l'érotisme écrit par les femmes, c'est souvent moins localisé que les hommes et plus ressenti.
@ s2m
merci beaucoup de ta visite
je vais me faire un plaisir d'aller découvrir ton petit chez toi..
à bientôt :-)
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